Détroit d'Ormuz : premières pétrolières partent, signe d'apaisement

Pour la première fois depuis le début du blocus maritime américain il y a deux mois, des pétroliers transportant du pétrole brut iranien ont quitté le détroit d'Ormuz. La nouvelle est relayée par la plateforme en ligne "Tanker Trackers", qui surveille les mouvements des navires. Ce développement intervient à un moment où l'Iran et les États-Unis devraient signer un accord préliminaire le 19 juin en Suisse, visant à mettre fin au conflit commencé fin février. "Tanker Trackers", qui suit le transport mondial de pétrole grâce à des données satellitaires et un suivi numérique, indique qu'une exportation de pétrole iranien a été enregistrée pour la première fois après deux mois d'interruption. Les données montrent que deux super-pétroliers de la Compagnie Nationale Iranienne de Pétroliers, identifiés comme "Diona" et "Hero2", ont traversé la zone bloquée et ont été chargés d'environ 3,8 millions de barils de pétrole depuis les terminaux d'État, avant de se diriger vers leurs destinations. Plus tard, le passage d'un autre pétrolier iranien à travers la zone contrôlée par la marine américaine a également été rapporté. L'événement est perçu comme un possible signe d'apaisement des tensions sur le terrain, à la veille de la signature d'un mémorandum d'entente entre les deux pays. Selon les rapports, le document a été signé électroniquement le 15 juin et inclut non seulement la fin des hostilités, mais aussi la réouverture du détroit d'Ormuz, une artère clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz. Après la signature de l'accord prévu pour le 19 juin, les parties devraient entrer dans une nouvelle phase de négociations de 60 jours pour les détails de sa mise en œuvre.

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