La Chine "montre les dents" dans le Pacifique : défie les États-Unis par ses capacités militaires !

Le test d'un missile balistique intercontinental par la Chine dans le Pacifique Sud a accru les préoccupations des pays de la région et relancé le débat sur la course aux armements en Asie-Pacifique. Selon l'agence d'État chinoise Xinhua, le missile a été lancé depuis un sous-marin à propulsion nucléaire dans les eaux internationales et transportait une ogive factice.
Les autorités chinoises ont qualifié le test de réussi et ont déclaré que les pays côtiers avaient été informés à l'avance. Les réactions internationales ont été immédiates. La ministre des Affaires étrangères de l'Australie, Penny Wong, a qualifié le test de déstabilisant pour la sécurité régionale, tandis que le Japon a demandé à Pékin de reconsidérer ses actions. La Nouvelle-Zélande a également exprimé son inquiétude, déclarant que le Pacifique Sud ne devrait pas devenir une zone de test pour des armes à capacité nucléaire. Les experts militaires chinois estiment que le missile testé était le Julang-3 (JL-3), un missile balistique intercontinental lancé depuis des sous-marins, qui est encore en phase de développement.
Il devrait avoir une portée allant jusqu'à 12 000 kilomètres et la capacité de transporter plusieurs ogives nucléaires. Selon les analystes, cette arme est conçue pour frapper des cibles stratégiques, telles que des centres de commandement, des bases militaires et des infrastructures critiques, renforçant ainsi la capacité de dissuasion nucléaire de la Chine. On pense que le missile a été lancé depuis un sous-marin nucléaire de classe Jin (Type 094), capable de rester sous l'eau jusqu'à 70 jours. La Chine possède six sous-marins de ce type, qui sont considérés comme une partie clé de sa stratégie de riposte nucléaire, car ils peuvent opérer en secret et mener des attaques même si d'autres forces militaires sont neutralisées.
Il s'agit du deuxième test important d'un missile intercontinental chinois dans le Pacifique Sud en moins d'un an. En septembre 2024, Pékin a testé un missile à longue portée qui a terminé sa course dans une zone désignée près de la Polynésie française, lors du premier essai de ce type dans les eaux internationales depuis plus de quatre décennies. Les analystes estiment que ces développements font partie des efforts de la Chine pour défier l'architecture de sécurité dans le Pacifique, qui est dominée depuis des décennies par les États-Unis et leurs alliés. Pékin vise à renforcer sa capacité à répondre à toute attaque et à accroître son influence militaire dans la région, bien qu'il continue de déclarer qu'il ne sera pas le premier à utiliser des armes nucléaires.

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