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Starmer démissionne, le Premier ministre britannique lance la course au successeur des travaillistes

Publié le : 22/06/2026 - 12:43Modifié le : 22/06/2026 - 12:43
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Starmer démissionne, le Premier ministre britannique lance la course au successeur des travaillistes
© Agence France-Presse (AFP)

Le Premier ministre britannique Sir Keir Starmer a démissionné de son poste de chef du Parti travailliste lors d'un discours émouvant, mais il continuera à être Premier ministre jusqu'en septembre, lorsque le Parti travailliste décidera s'il y aura une course pour le poste de chef du parti et automatiquement de Premier ministre, un processus qui devra commencer à partir du 9 juillet jusqu'à la clôture de la session parlementaire à la mi-juillet.

Mais il continuera à être Premier ministre jusqu'en septembre, lorsque la nouvelle session parlementaire commencera. Starmer a déclaré qu'il ferait tout ce qu'il pourrait pour un transfert de pouvoir en douceur et qu'il apporterait son soutien total à son successeur au poste de Premier ministre. Ce départ survient après une forte pression des députés et des membres de son cabinet, suite au mauvais résultat des élections locales du mois dernier et à la victoire spectaculaire de son rival, Andy Burnham, l'actuel maire de Manchester, connu sous le nom de "Roi du Nord", qui prête serment aujourd'hui au parlement en tant que plus jeune député, une condition préalable pour défier Starmer pour la tête de Downing Street. Il y a six ans, Starmer est devenu le leader des Travaillistes, lorsque le parti, selon lui, était politiquement, financièrement et moralement en faillite.

Il a purgé le parti de l'antisémitisme et a remporté de manière spectaculaire les élections générales de 2024, après 15 ans dans l'opposition, pour se retrouver deux ans après la victoire à la porte de Downing Street, annonçant sa démission. Il pourrait avoir été plus apprécié pour ce qu'il a fait dans les relations internationales, mais il est puni pour ce qu'il a fait à l'intérieur de la Grande-Bretagne. Cette démission est perçue et est réellement une mesure préventive pour éviter une défaite aux prochaines élections politiques dans trois ans et empêcher l'arrivée au pouvoir du parti populiste et anti-immigration du père du Brexit, Nigel Farage, le Parti de la Réforme, qui est devant les travaillistes dans les sondages d'opinion publique. La démission de Starmer n'est pas choquante compte tenu des mauvais résultats aux élections locales de mai. L'opposition conservatrice ne demande pas d'élections anticipées, car elle n'est pas en mesure de gagner et cela est évident.

Camille Lefèvre

Camille Lefèvre

Journaliste

Je suis journaliste spécialisée dans les affaires politiques et les institutions publiques. J’écris sur les politiques publiques et la transparence, en m’appuyant sur l’analyse de documents et le reportage de terrain pour rendre les sujets complexes accessibles.