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Un réseau de raffineries pétrolières chinoises finance l'Iran

Publié le : 12/05/2026 - 14:48Modifié le : 12/05/2026 - 14:48
2 min
Un réseau de raffineries pétrolières chinoises finance l'Iran
© Agence France-Presse (AFP)

À des centaines de miles de l'endroit où le dirigeant chinois Xi Jinping déroulera le tapis rouge pour le président Donald Trump cette semaine, un écosystème obscur est depuis longtemps à l'œuvre, pompant des milliards de dollars dans l'économie iranienne - aidant maintenant à maintenir Téhéran à flot en dépit des États-Unis.

Ce sont les ports, les pipelines et les raffineries de pétrole de la province du Shandong et de ses zones frontalières, où la grande architecture des réservoirs de stockage de pétrole et les profils élancés des cheminées s'élèvent des champs côtiers désolés, rapporte Buzz Plus.

Ici, les soi-disant "raffineries théières" - de petites entreprises pétrolières indépendantes opérant avec la permission de Pékin - traitent discrètement le brut iranien sanctionné par les États-Unis en gaz, diesel et produits pétrochimiques pour la deuxième économie mondiale.

Maintenant, alors que Washington cherche à couper les lignes de vie financières de Téhéran et à le forcer à capituler pour mettre fin au conflit, ces activités sont sorties des marges et mises sur la table des négociations entre Trump et Xi.

Les tensions autour de ce commerce s'intensifient - se déroulant dans un contexte où Pékin cherche la stabilité dans ses relations avec les États-Unis, mais maintient également des liens économiques et diplomatiques étroits avec l'Iran.

L'industrie dans la province du Shandong est apparue il y a des décennies pour être alimentée par les champs pétroliers de Shengli dans le delta du Fleuve Jaune, mais maintenant ils importent beaucoup de l'étranger - traitant environ un cinquième du pétrole consommé par la Chine.

Et la source de ces importations ? Souvent du brut sanctionné, disent les analystes.

La Chine ne reconnaît pas l'importation de brut iranien dans ses données douanières, et l'origine du pétrole importé est déjà obscurcie en amont.

Mais Pékin rejette également ce qu'il appelle les sanctions "unilatérales" des États-Unis et a ordonné aux entreprises de ne pas appliquer les sanctions de Washington sur les raffineries.

Julien Morel

Julien Morel

Journaliste

Je suis journaliste spécialisé dans les affaires politiques et les institutions publiques. J’écris sur les politiques publiques et les questions de transparence.