Plan pour l'Ukraine : Rubio et le bras droit de Zelensky saluent de "bons progrès" à Genève

Des responsables ukrainiens, américains et européens se sont réunis à Genève pour examiner le plan de paix en 28 points de Donald Trump, présenté comme un cadre pour des négociations visant à mettre fin à la guerre avec la Russie. Le texte reprend les demandes de Moscou — concessions territoriales, réduction des forces ukrainiennes et renoncement à l’adhésion à l’Otan — tout en garantissant des garanties de sécurité occidentales; une version européenne amendée prévoit d’étendre le nombre de soldats « en temps de paix » à 800 000 et d’ouvrir les négociations sur les échanges territoriaux à partir de la ligne de contact. Kiev estime que la version actuelle reflète ses priorités, mais les alliés européens appellent à davantage de discussions impliquant Kyiv, tandis que Trump refuse de parler de sa « dernière offre » et maintient l’échéance du 27 novembre.
Des responsables ukrainiens, américains et européens se sont retrouvés, dimanche 23 novembre, en Suisse pour examiner le plan de Donald Trump pour l'Ukraine, qui fait craindre à Kiev une capitulation forcée.
Washington présente désormais comme "un cadre pour des négociations" ce document en 28 points, qui vise à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d'invasion russe.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, et le négociateur de Kiev, Andriï Iermak, ont salué en fin de journée les "bons progrès" dans les pourparlers en cours à Genève sur le plan de Trump pour mettre fin à la guerre avec la Russie.
"Je pense que nous avons probablement eu la réunion la plus productive et significative jusqu'à présent dans tout ce processus", a déclaré Marco Rubio aux journalistes, tout en soulignant que les délégations allaient poursuivre leurs discussions dans la soirée.Salué par le président russe, Vladimir Poutine, le texte reprend plusieurs exigences clés de Moscou : que l'Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l'Otan. Il offre cependant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.
Le plan a provoqué un branle-bas de combat chez des alliés européens de l'Ukraine, qui ont multiplié les contacts et réclamé de nouvelles négociations les impliquant, ainsi que Kiev, malgré l'impatience affichée initialement par le président des États-Unis.
Passer de 600 000 à 800 000 soldats ukrainiens "en temps de paix"
Les Européens ont soumis une version amendée du plan de paix américain qui accroît le quota des effectifs envisagés et un changement dans les concessions territoriales que devra faire Kiev, selon un document consulté par Reuters.
Le document, préparé dans le cadre des négociations en cours à Genève, propose que les forces armées ukrainiennes soient limitées à 800 000 hommes "en temps de paix" au lieu du plafond de 600 000 hommes proposé dans le plan américain. Le document précise également que "les négociations sur les échanges territoriaux commenceront à partir de la ligne de contact".
L'un des membres de la délégation ukrainienne aux pourparlers à Genève a estimé que la nouvelle version du texte reflète "la plupart des priorités clés" de Kiev."La version actuelle du document, bien qu'elle en soit encore aux dernières étapes de son approbation, reflète déjà la plupart des priorités clés de l'Ukraine", a indiqué sur Facebook Roustem Oumerov, à la tête du Conseil de sécurité ukrainien.
Donald Trump avait donné jusqu'au 27 novembre, jour de la fête de Thanksgiving, à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky pour répondre. Mais samedi, le milliardaire républicain a répondu "non" à la question de savoir si son plan constituait sa "dernière offre" pour régler le conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Avec AFP

Je suis journaliste spécialisé dans les affaires politiques et les institutions publiques. J’écris sur les politiques publiques et les questions de transparence.








